Hiver et abreuvement des equides ❄️
- UMASE

- il y a 29 minutes
- 2 min de lecture

L'importance de l'hydratation des équidés l'hiver est parfois négligée, et pourtant, l'eau est essentielle au bon fonctionnement de leur organisme. Impactions, coliques, quels sont les facteurs de risques à surveiller ? Comment vérifier que mon cheval, est bien hydraté ? Quelles bonnes pratiques adopter ?
L'apport d'eau : pourquoi est-il si important ?
Pour bien fonctionner, le système digestif des équidés a besoin d'une consommation d'eau quotidienne adéquate. En hiver, la consommation moyenne d'eau d'un cheval de 500kg est estimée entre 25 et 30 litres environ. La ration des équidés étant principalement composée de fourrages secs, la consommation d'eau est essentielle pour produire texture propice à la digestion.
Le contenu des divers compartiements digestifs chemine dans le tractus digestif grâce aux mouvements de péristaltisme (contractions musculaires) dans la paroi de l'estomac et des intestins. La teneur en eau du contenu digestif doit donc être suffisante pour que les mouvements péristaltiques puissent le faire avancer sans que des zones de ralentissements se produisent. La durée totale du transit digestif est de 48 à 72 heures.
Lorsque la consommation d'eau est diminuée, certaines portions des intestins sont particulièrement à risque d'impaction (colmatage des viscères).
Facteurs de risques à surveiller
Transpiration accrue : les équidés sont souvent plus couverts l'hiver (couvertures...). Résultat : un cheval au travail transpire d'avantage qu'en été, et peut donc perdre beaucoup d'eau sans que cela soit visible
Alimentation sèche : l'hiver, les chevaux consomment principalement du foin. Contrairement à l'herbe qui peut contenir jusqu'a 40% d'eau, les fourrages ne fournissent que très peu d'apport hydrique. L'abreuvement devient la seule source d'hydratation !
Accès à l'eau : abreuvoirs ou mare gelés, les équidés peuvent parfois limiter spontanément leur consommation d'eau, nottament si l'accès devient difficile.
Perte de sensation de soif : les températures froides réduisent la perte d'eau par sudation (hors travail, point numéro 1), et le cheval ressent moins la sensation de soif.
Température de l'eau : une eau glacée peut dissuader certains équidés, parfois en raison de sensibilités (problèmes dentaires, douleurs buccales...)
Mon cheval est-il bien hydraté ?
Quelques actions simples à mettre en place au quotidien :
Le test du pli de peau

Pincer fortement la peau au niveau de l'épaule, en avant ou au milieu de l'encolure entre le pouce et l'index
Le pli disparait en moins de 2 secondes et la peau se remet à plat : votre cheval n'est pas déshydraté
Le pli reste marqué entre 2 et 3 secondes : votre cheval est moyennement déshydraté
Le pli reste marqué plus de 3 secondes : votre cheval est déshydraté
Observation des crottins : des crottins très secs, durs ou réduits en volume sont également des signes d'un manque d'eau
Bonnes pratiques à adopter
Proposer plusieurs point d'eau, controlés au minimum une fois par jour
Encouragez la consommation en proposant une eau légèrement tiède (10 à 15 dégrés)
Ajouter si besoin du jus de pomme dans l'eau pour stimuler l'envie de boire
Une vigilance accrue est nécessaire avec des chevaux sensibles ou âgés
En hiver comme en été, le suivi de l'hydratation est essentiel.


Commentaires